You Can’t Hurry Love, l’anti-déprime

C’était au début du mois de février. Les vitrines des magasins étaient surchargées de cœurs et de messages d’amour dignes d’une mauvaise comédie romantique, les pubs nous affirmaient qu’une boite de chocolat était le cadeau idéal pour notre moitié et mon programme télé annonçait Love Actually sur toutes les chaînes de la TNT. Bref, la Saint-Valentin approchait et mon moral de célibataire se préparait au pire.

C’est là qu’en changeant de fréquence radio sur ma chaîne HI-FI (oui, il y a des gens qui les utilisent encore), je bloque (volontairement) sur Nostalgie. En quelques secondes, je suis emportée par le rythme endiablé de « You Can’t Hurry Love » de The Supremes, le groupe de Diana Ross dans les années 60-70. Et là, subitement, danser devient un besoin vital.

Enfin en rythme je peux me concentrer sur les paroles. Et là, c’est la révélation, que dis-je…la DE-LI-VRANCE ! J’ai l’impression que la chanson a été écrite pour moi. Ou plutôt pour nous, célibataires de longues dates, habituées aux échecs amoureux et aux soirées de Saint-Valentin en tête à tête avec le chat.

You can’t hurry love
Tu ne peux pas hâter l’amour
No, you’ll just have to wait
Non, tu as juste à attendre
Just trust in a good time
Fies-toi au temps
No matter how long it takes
Peu importe le temps que ça prendra

 

Après ré-écoute, je me rends compte que les paroles sont plus tristes que ce que j’imaginais mais peu importe : le cocktail mélodie- refrain est détonnant. Alors oui c’est un peu niais, très même. Mais ça fait du bien ! Un bien fou. Et n’est ce pas tout ce qui compte ? Un certain Albert Schweitzer a dit un jour : « il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats. » Il avait tout compris.

Marie Olona

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