Les Sourds-Doués : de la musique et des rires

Ils sont jeunes, ils sont beaux, ils sont talentueux. Ils nous ont accueillies avant leur grande première à l’Auguste Théâtre à Paris. Rencontre avec Les Sourds-Doués, quatre garçons dans le vent.

© Loïc Guilpain

© Loïc Guilpain

Jeudi 13 février, 20h. L’Auguste Théâtre, portes closes, dort encore. Le calme, avant la tempête ! Les quatre artistes nous saluent, tout sourire. « Allez, on se fait la bise ? » L’ambiance est détendue. Le spectacle commence dans une heure mais les garçons semblent sereins.  « Bien sûr qu’on a le trac, mais on tourne le spectacle depuis plusieurs années maintenant, on a l’habitude ! ». Au fond de la salle, Fouad Souaker s’occupe des derniers réglages, pour la lumière. Toujours dans l’ombre, c’est « le cinquième homme du spectacle, un artiste à part entière ». Les jeux de lumière partent dans tous les sens, des lasers traversent la salle, c’est prometteur.

Pour les Sourds-Doués, c’est l’heure de s’accorder. Ça joue dans tous les sens, ça rigole, mais pour cette étape, le sérieux est de rigueur. Dehors, le public arrive au compte-goutte. Très vite, le hall est noir de monde. « Entrée du public dans cinq minutes ». Il est temps pour les garçons de retourner en loge, revêtir leurs habits de scène et se concentrer une dernière fois. C’est parti !

Le théâtre est complet pour leur première. Une soixantaine de personnes a pris place dans la petite salle parisienne. Sur scène, les quatre garçons aux cravates orange : Adrien Besse à la clarinette, Pierre Pichaud à la trompette, Nicolas Josa au cor et Emilien Véret à la clarinette basse. Dès les premiers instants, les éclats de rire du public envahissent la salle. Il faut dire que la situation est comique, comme toutes celles qui vont suivre. Sur une table, au centre de la scène, trône fièrement une bouteille de tequila. Vide. Imaginez la suite… Les scènes s’enchaînent, plus cocasses les unes que les autres, alternant éclats de rires et émotions.

Alors oui, c’est drôle, parce que les quatre artistes ne se prennent pas au sérieux et jouent plutôt bien la comédie. Et c’est émouvant, parce qu’ils sont d’excellents musiciens. Des musiciens capables de transmettre n’importe quel sentiment par des sons. Une heure et quart plus tard, le spectacle est déjà terminé. On aurait pu rester là des heures entières. Le public est comme nous, il en redemande. Pour notre plus grand plaisir, les musiciens terminent leur spectacle en poésie, reprenant de l’Hymne à l’Amour d’Edith Piaf. C’est simple. C’est beau. On n’a toujours pas envie de partir.

Heureusement, la soirée se prolonge dans un bar. Artistes et spectateurs font connaissance, échangent leurs impressions. Rien de mieux qu’un dernier moment convivial autour d’un verre pour clore une belle soirée musicale !

Les Sourds-Doués sont à l’Auguste Théâtre les 4 & 6 décembre 2015 !!!

Marie Olona avec Estelle Bachet et Ornella Legall

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