Jeunesse toxique

La recherche de la jeunesse éternelle assemble de plus en plus de vingtenaires. Tandis que les femmes de quarante ans gagnent en confiance, les filles des années ‘90 luttent quotidiennement avec le miroir.

Dans une société qui impose une idée de beauté et jeunesse à tout prix, les femmes semblent disposées à sacrifier leur personnalité pour le plaisir de la vue. Selon les statistiques publiées par la Société Internationale de Chirurgie Esthétique et Plastique, en 2013, plus de 23 millions d’interventions esthétiques chirurgicales et non chirurgicales ont été effectuées à l’échelle mondiale. Même si les hommes commencent à s’approcher aussi à la chirurgie, les femmes constituent encore 87,2 % du nombre total de patients.

Les « evergreen » comme l’augmentation mammaire, la rhinoplastie et la liposuccion restent les pratiques le plus demandées par ceux qui veulent changer son corps, mais c’est la toxine botulinique (mieux connue sous le nom de botox) qui gagne la première place du podium avec plus de 5 millions d’interventions effectuées en 2013, suivi par les fillers et le rajeunissement du visage. En bref, être jeune devient plus important que répondre aux stéréotypes de beautés dictés par la mode et les medias qui font le buzz chaque année, comme avoir le nez parfait de Kate Middleton, le fessier de Jennifer Lopez ou tout simplement les sourcils à la Cara Delevingne.

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L’aspect plus préoccupant de cette recherche inépuisable de la jeunesse, c’est que les femmes qui se sentent en « danger de vieillir » sont de plus en plus jeunes. En moyenne, une femme achète sa première crème antirides à l’âge de 24 ans, une donnée qui perturbe et qui démontre que l’obsession de la « peau d’enfant » n’est pas seulement l’objectif des quadragénaires ou plus. Sans aller jusqu’à l’utilisation de la chirurgie esthétique, l’industrie de la cosmétique prévoit une croissance de 265 milliards de dollars d’ici 2017. Des chiffres énormes si nous considérons le contexte économique actuel. La pression de la jeunesse à tout prix est donc un problème qui concerne toutes les femmes, voire encore plus le vingtenaires et les trentenaires qui ont grandi au temps du « botox pour tous ».

Les quadragénaires d’aujourd’hui sont bien différentes d’il y a 20 ans : elle sont sportives, souvent célibataires sans enfant et mènent une carrière. Aujourd’hui, à quarante ans une femme est probablement au summum de sa vie : les difficultés économiques de la vie étudiante sont loin tout comme le temps de gravir les échelons du monde du travail, la décision d’avoir une famille – ou pas – a été prise et nous pouvons vivre à plein la vie que nous avons construit. C’est donc dans l’insécurité qui est propre à la vingtaine qu’il faut rechercher les motivations de l’énorme consommation des produits anti-âge.

Si Penelope Cruz a été élue, à 40 ans bien sonnés, la femme la plus sexy du monde par le magazine américain Exquire et Jennifer Lopez montre fièrement les abdominaux gagnés avec le sport, de l’autre côté Renée Zellweger affronte les critiques dues à un changement radical de son visage. Après tout donc, la naturalité trouve son espace dans le monde en plastique d’Hollywood et l’artificialité n’est pas toujours gagnante.

Petite sélection pour éviter la chirurgie  

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Un masque comme en institut, un sérum pour l’éclat, des crèmes « garde-jeunesse » et – pour terminer – un fluide pour un regard de biche. Six produits à tester.

  1. Authent Mask, Menard, 50 €
  2. Sérum Perles Précieuses, ECLAE, 68€ (en vente à partir de janvier 2015)
  3. XMF Reprogrammant Fluide Regard, PHYTOMER, 88,30€
  4. Nutri-Filler, FILORGA, 54,90 €
  5. NatuPerfect et NatuRepair, Börlind, 42, 90 € et 49,50 €

Alessia Armenise

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