Imitation game: portrait d’un génie

Dans les salles depuis le 28 janvier, Imitation Game est le film « taillé pour les oscars » (8 nominations, et 5 pour les Golden Globes) de ce début d’année. Voici pourquoi on court voir le film du norvégien Morten Tyldum. 

 

imitation game philyra

Imitation Game révèle l’histoire, étalée sur 3 périodes, d’Alan Turing. Ce mathématicien, père de l’informatique, a joué un rôle clé dans la deuxième guerre mondiale en cassant Enigma, la machine utilisée par les allemands pour communiquer, et en aidant ainsi les alliés à gagner la guerre.

Ce film fait le portrait d’un génie inconnu du grand public. Avec l’alternance des périodes fortes de sa vie, on découvre un héros de guerre, un adolescent maltraité par ses camarades de classe, mais aussi (et surtout) un homme dont le tort aura été d’être homosexuel.

Mention spéciale pour Benedict Cumberbatch qui porte véritablement le film. Pas si éloigné du personnage de Sherlock Holmes (qu’il incarne dans la très bonne série Sherlock), il interprète ici un génie asocial. Pour ce personnage complexe, ce cryptologue qui a changé le cours de l’histoire, accompagné de Joan Clarke (Keira Knightley), Cumberbatch excelle.

On pourrait regretter quelques maladresses, comme le fait que le film ne dise rien sur le fonctionnement de la machine de Turing. Mais comme le dit -très justement- le personnage dans le film: « nous ne comprendrions pas« . Pour le quatrième film du réalisateur norvégien Morten Tyldum, il s’agissait de rendre hommage à cette « personne que l’on imagine capable de rien qui fait des choses que personne n’aurait imaginé ». Pari tenu.

Abstraction faite du titre inadapté, Imitation Game n’en est pas moins un grand film.

Lise Augustin

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