‘Dans mon Dressing’ : une femme chic dans la ‘jungle’ de la ville

Sortir des stéréotypes de la mode en restant accroché aux nouvelles tendances ? C’est possible.Angélique Jacquemin a trouvé, à Paris, le courage de lancer et créer sa première collection prêt-à-porter, partagée entre l’atmosphère urbaine de la ville lumière et les inspirations venues d’ailleurs. Nous avons concocté pour vous une interview ‘sur mesure’ d’une créatrice aux mains de fée.

©Alessia Armenise

©Alessia Armenise

Une école d’arts appliqués, une deuxième de mode en alternance (Mode Estah) ; une fois son Master 2 en poche, Angélique Jacquemin était prête à entrer dans le monde du travail. Entre un modèle pour Sinéquanone et des dessins pour Chanel, en 2014 la jeune créatrice a décidé de se consacrer aussi à son projet personnel : « Dans mon Dressing » est enfin né. Angélique a rassemblé ses expériences en broderie, stylisme et modélisme, pour créer une ligne qui représente la femme comme elle la voit, « Classe, urbaine et ethnique ». La vraie première collection signée « Dans mon Dressing » – après une première tentative arrivée trop tôt – était donc celle de cet hiver. « L’inspiration m’est venue pendant un voyage en Martinique », nous raconte Angélique, « J’ai pu visiter les marchands chez lesquels j’ai acheté les tissus que j’ai ramenés à Paris, pour créer une collection aux tonalités ethniques ». Les tissus « boubou » venus de Martinique croisés aux matières nobles comme la soie ou les tweeds, ont donné vie à une collection qui arrive à mélanger la culture des îles avec le côté plus contemporain d’inspiration parisienne.

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©Alessia Armenise

 

Il y a des styles très différents dans cette collection : du perfecto en simili cuir au petit haut ethnique jusqu’à la classique robe noire. Qu’est ce que tu voulais transmettre avec tes créations ?

« L’objectif était de mélanger un style urbain à une esthétique plus pointue, plus créateur et montrer qu’au niveau des looks, les deux peuvent fonctionner ensemble. Ils s’associent très bien et le mélange ajoute un peu de modernité à des pièces classiques ou très strictes, comme la robe noire ou le perfecto. En préférant un petit haut court brodé ou un sweat on arrive à créer des looks plus actuels et dynamiques, qu’on peut porter sans problème avec des chaussures années 1990 ou des baskets et avoir un résultat urbain mais chic. »

La femme de « Dans mon Dressing » est… 

« Je la vois classe, urbaine et ethnique. L’égérie parfaite de ma marque est représentée par les filles que j’ai choisies pour le ‘look-book’, qu’on a présenté en version exposition photo (Expo ‘Orange Sanguine’). Des filles aux cheveux roux avec un visage particulier, du caractère et de l’énergie surtout. Qui ont un physique moins classique que ceux qu’on voit d’habitude sur les papiers glacés. »

©Stéphane Monier

©Stéphane Monier

T’as-tu as décrit une ‘égérie’ qui est ton opposé, au moins physiquement. Est-ce que tu te vois porter tes créations ?

« Oui je porte quelques pièces mais je les marie plutôt avec des jeans ou des jupes longues. Je suis un peu trop petite pour me permettre un total look ‘Dans mon Dressing’ ! »

D’où te vient ton inspiration ?

« Ce sont les matières qui m’inspirent. J’adore jouer avec les broderies. Au niveau des formes je reste assez simple car je trouve plus intéressant de travailler sur des associations de matières pour pouvoir jouer plus facilement avec les assemblages. Du coup, quand je dessine, je pense directement au look dans sa totalité. D’abord je décide les matières, après je dessine les volumes et à la fin je réfléchis aux associations des deux. Une fois fait, j’ai déjà la trame de ma collection. Je ne travaille pas sur une pièce toute seule. Généralement je fais une planche d’ambiance, je trouve les matières qui marchent ensemble au niveau de l’harmonie des couleurs et – une fois les volumes trouvés – je commence à travailler. » 

À côté des petits hauts brodés à la main on trouve aussi des t-shirts en coton, peux-tu nous expliquer ce choix de mélanger des styles si différents ?

« Le t-shirt est une pièce facile à présenter, accessible. Cela permet aux clientes, qui aiment la marque mais qui ne peuvent pas s’acheter un haut sur mesure à 200 euros, de commencer à la soutenir avec un petit t-shirt. Pour moi c’est la pièce qui marche le mieux au niveau de la visibilité et c’est ce qui me permet de faire connaître la marque plus rapidement. Je pense qu’il y aura toujours une petite pièce accessible mais je veux quand même que ‘Dans mon Dressing’ reste une marque de vêtements créateur avant tout. »

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©Alessia Armenise

Pour ta prochaine collection tu as déjà des idées ? Tu vas partir où cette fois ci ?

« Pour mes collections j’aimerais pouvoir toujours utiliser des éléments d’un pays étranger ou d’une région de France. Un savoir faire extérieur que je puisse retravailler à travers mes idées. Pour l’été, je vais partir dans le Nord de la France. Je voudrais créer des looks masculins avec des pièces en dentelle, et pour avoir de la belle dentelle, il faut aller dans le Nord ! J’ai en tête des pièces très fines, très féminines avec des côtés un peu masculins. Donc mon inspiration pour le printemps-été 2015 vient du savoir faire français. Je n’ai pas encore dessiné donc je ne sais pas si ça va être une collection vraiment androgyne mais ça pourrait l’être. »

On trouve quoi, vraiment, dans ton dressing ?

« Dans mon dressing on trouve un jean, une chemise et un t-shirt court. J’adore aussi les pantalons taille haute portés avec des bottines ou des chaussures compensés. Jamais de talons pour moi, j’assume pas ! »

Trois marques incontournables ?

« Chloé en premier, Céline et Nina Ricci. »

Pour retrouver les jolis vêtements d’Angélique, rendez-vous au concept-bar « Le More » au 18 boulevard du Temple (métro Filles du Calvaire, 11éme, Paris). De 16 heures à 20 heures elle vous accueille dans son shop situé au premier étage. Vous avez -10% sur la collection automne-hiver avec le mot de passe « dressing » !

 

Alessia Armenise

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