Tout est parti d’une colonne : carte blanche à Lyès Hammadouche

Le Collège des Bernadins ouvre ses portes à Lyès Hammadouche, artiste plasticien. Après deux années d’études aux Beaux Arts, il intègre l’école supérieur des arts décoratifs. Il investi l’espace qu’on lui a dédié et dispose d’une carte blanche pour créer son œuvre. Tout est parti d’une colonne est ouvert au public du 13 mars au 5 Juillet 2015.

 

Après deux années d’études aux Beaux Arts, Lyès Hammadouche intègre l’Ecole supérieure des Arts Décoratifs. Ensuite lors de son doctorat vers l’analyse du temps. Entre temps, il pratique la sculpture et la photographie. Ses recherches sont inspirées par les mécanismes de l’introduction hypnotique. C’est-à-dire la matérialisation du temps. Son exposition reflète ces perceptions physiques. Sont mêlés des outils numériques et des matériaux traditionnels comme le bois, la terre, le sable ou l’eau.

On est plongé dans son univers et nos sens sont stimulés. La vue permet d’identifier les matériaux , et l’ouï nous fait apprécier le rythme et les mouvements des œuvres. L’ambiance de l’ancienne sacristie du Collège des Bernadins nous enferme dans une bulle sans parasites extérieur. C’est un travail remarquable que fait Lyès hammadouche. Cet espace réel et symbolique est complètement transformé. Il réécrit l’histoire de cette pièce. Il écrit sa propre histoire. On est alors dans un lieu devenu moderne.

Tout est parti d’une colonne

A l’état brut, cette sacristie est immense et ponctuée de deux colonnes. Le travail était de faire de ces poutres des œuvres à part entières. C’était le premier objectif de l’artiste. Les murs, les colonnes et les sols sont devenus des images en trois dimensions. Avec cela s’ajoute la pièce fard de l’exposition. Il s’agit d’un disque de miroir. Sur cette oeuvre, un bras métallique avec une tête de diamant coupe le miroir par rotations. Ces instruments produisent des sonorités spatiales ce qui donne à la pièce une ambiance particulière. Cette œuvre est un clin d’œil au projet qu’a mené la Nasa en 1972. Les informations gravées sur un disque d’or au lieu d’un miroir étaient recueillies afin de laisser une trace de notre existence. Beaucoup de pièces sont à découvrir et le public est invité à s’asseoir dans cette exposition, le temps de réfléchir sur ce qu’il vient de découvrir.

Entrée libre

Du 13 mars au 5 juillet 2015

Du lundi au samedi de 10h à 18h

Le dimanche de 14h à 18h

http://www.collegedesbernardins.fr

Ingrid Laurac

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