Brigitte, sensuellement femmes !

Philyra a rencontré la chanteuse à deux têtes, le duo féminin de l’année Brigitte lors du Festival Les Déferlantes. Pour la sortie de leur deuxième album « A bouche que veux tu », Aurélie Saada et Sylvie Hoarau enfilent les robes à paillettes, s’approprient la frange et le rouge à lèvre pimpant. A l’image de leurs chansons, on les découvre glamours, malicieuses et sublimement féminines.

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©Rigal Fanny

A bouche que veux tu, c’est le single qui cartonne en ce moment, mais qu’est-ce que cela veut dire ?

C’est une expression française du 17ème siècle qui signifie généreusement, avec abondance.

Quelle est votre image de la femme d’aujourd’hui, féministe comme vous?

Elle est à la fois la maman et la putain. Elle doit pouvoir être l’ambitieuse et la perdante, être la maquillée et la démaquillée, la profonde et la légère. En fait on considère que la femme est plurielle et c’est un peu ce que raconte nos chansons. Cependant, ça ne date pas seulement d’aujourd’hui, non j’ai l’impression que Véronique Sanson était déjà comme ça. Il y a toujours eu des supers nanas. On n’est pas féministe, c’est plus une philosophie de vie. Ce n’est pas parce qu’on est des filles et que l’on monte sur scène que nous sommes féministes. C’est l’image qui est véhiculée, quand on parle de Brigitte on nous associe fortement à ce féminisme. Mais on chante simplement notre féminité, on est comme ça, plurielle, parce qu’on est mère toutes les deux, parce qu’on a beaucoup de casquettes et que ça ne nous fait pas peur et que ça nous amuse.

Comment se préparent vos tournées dont celle en Amérique ?

Comme la tournée chinoise, on est super excitée et super contente. On a de la chance de faire toutes ces tournées. C’est incroyable ! Comme on est très consciente de la chance qu’on a de jouer dans de grands festivals par exemple, on est tous les jours en train de se dire que c’est incroyable d’être là devant vous, d’être là devant des dizaines de milliers de personnes. C’est assez fou parce que l’on sait d’où on vient, on se rappelle que rien n’est acquis. Il faut savoir profiter. On a beaucoup « loosé » avant de réussir à faire quelque chose donc on apprécie les choses pas de la même manière.

Le disco est très présent dans l’album, est ce alors des touches nostalgiques ?

Non, aucune nostalgie. Nous n’avons pas de relations nostalgiques avec la musique. On aime la musique et on aime beaucoup de styles différents. On a écouté beaucoup de choses, on aime les mélanger, on aime danser, énormément et on aime bien parler de sensualité dans les rythmiques. C’est plus ce côté-là que du disco.  Si on écoute l’album il y a des choses un peu plus funk, un peu reggae, même des slows, ça se balade dans pleins de styles mais ce qui est important c’est la sensualité. Quelque chose qui vous fasse envie de se lover, de se sentir un peu plus belle ou un peu plus sexy, ou juste de rire, d’être libre et surtout de se libérer.

La phrase que vous dites aux femmes et fans qui viennent vous voir  ?

C’est comme si parfois on leur avait donné une petite fenêtre, une possibilité d’être plurielle, d’être toutes celles qu’elles veulent à la fois. Elles ont le droit d’avoir plusieurs visages, plusieurs facettes et d’assumer, de porter ce décolleté qui nous rend si féminine et objet de désir et à la fois d’être une femme profonde et battante. Voilà, il faut sortir des clichés, c’est très important pour nous.

http://www.youtube.com/watch?v=lbLMABnJ7Vc

Retrouvez Brigitte en concert le samedi 7 novembre au Zénith Sud de Montpellier.

Fanny Rigal

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